Où en est la recherche

Un élan important de la recherche

Ces dernières années, la recherche sur le trouble CDKL5 a parcouru un long chemin.  Ainsi, c’est grâce à l’association italienne (www.cdkl5.org) et à la Fondation internationale pour la recherche CDKL5 (IFCR) (www.cdkl5.com) qu’elle a pris un élan important. Son président a soutenu le développement d’un projet de thérapie de remplacement des protéines. L’Association italienne ainsi qu’un don provenant du Royaume-Uni  ont contribué à une grande quantité de financement dans les premières étapes du projet. Aujourd’hui, ce programme est financé par le secteur privé.

Création de souris génétiquement modifiées pour la recherche sur le gène CDKL5

L’un des premiers projets de l’IFCR était de créer un modèle de souris atteinte du trouble CDKL5. Une souris génétiquement modifiée a été créée pour ne pas avoir le gène CDKL5. Bien que ce modèle de souris n’ait pas de convulsion épileptique, caractéristique prédominante du trouble du CDKL5, il s’est révélé utile pour déterminer d’autres caractéristiques du trouble.

Par la suite, il y a eu plusieurs modèles de souris génétiquement modifiées créées afin de caractériser davantage le trouble. Aujourd’hui, il existe un modèle de rat en cours de développement au Royaume-Uni.

Les projets de thérapie médicamenteuse

Pour les mutations de type non-sens (mutation qui produit un codon d’arrêt prématuré qui, en termes basiques, signifie que la protéine CDKL5 n’est pas formée), des médicaments sont en développement. Ils débloqueraient le codon d’arrêt et permettraient le sauvetage total ou partiel du gène. Les  souris mutantes, au gène CDKL5 absent, sont des candidates idéales pour ces études afin de déterminer si les symptômes peuvent être inversés. Il existe également des études sur des médicaments ayant déjà reçu une désignation médicale orpheline actuellement testée sur des souris et des cellules souches.

Allié à la recherche fondamentale et à la recherche de modèle cellulaire et animale, il existe également un projet de thérapie de remplacement de protéines, en cours ainsi qu’un autre projet de thérapie génique qui se déroule à Bologne, en Italie. En décembre 2014, un projet de thérapie génique préclinique de trois ans a également été lancé à Londres, au Royaume-Uni.

Une nouvelle piste d’étude : les cellules souches pluripotentes

En dehors de l’utilisation de souris pour caractériser le trouble, un certain nombre d’études utilisent des cellules souches pluripotentes induites (également appelées cellules iPS ou iPSC). Pour plus d’informations sur leur utilité, consultez l’infographie ci-dessous sur le site CURECDKL5 : http://www.curecdkl5.org/living-with-cdkl5/research/transforming/.

La recherche sur la fonction de la protéine CDKL5

Bien que la fonction de la protéine CDKL5 soit encore peu connue, les chercheurs pensent qu’elle peut jouer un rôle dans la régulation de l’activité d’autres gènes. Pour le moment, cette recherche est en cours dans divers laboratoires à travers le monde. La protéine CDKL5 agit comme une kinase, qui est une enzyme qui modifie l’activité d’autres protéines, en ajoutant un groupe d’atomes d’oxygène et de phosphore à des positions spécifiques.

L’espoir

Le trouble CDKL5 est rare et la compréhension de ce gène en est encore à ses débuts. Cependant, même si la recherche sur ce trouble est récente, il existe beaucoup d’espoir et d’optimisme. En effet, la maladie est un trouble mono génique, ce qui signifie que le trouble semble impliquer des mutations dans un seul gène. Par conséquent, la recherche sait précisément où chercher, ce qui réduit considérablement le champ de recherche.

Ainsi, cela donne l’espoir que grâce à cette recherche collaborative, le futur pourrait être meilleur pour ceux qui vivent avec un trouble CDKL5.

CDKL5 Alliance Francophone